Le Centre Culturel Yves Furet accueille dans ses murs deux résidences. Il s’agit de temps de travail durant lesquels les compagnies pourront se consacrer à la création ou au perfectionnement de leur nouveau spectacle avec mise à disposition du plateau ainsi que des équipements techniques de la salle. Des répétitions ouvertes seront proposées au public.

Macabre Carnaval
Théâtre de l’Hydre
Du 24 au 28 février

C’est l’histoire d’un peuple qui tombe peu à peu sous le joug d’une dictature et qui, suite à une longue nuit de 13 ans, va recouvrer sa liberté. C’est aussi, en contrepoint, l’histoire d’une jeunesse qui rêve d’un monde plus juste. Puisé dans l’histoire même du peuple uruguayen, un corpus constitué de livres, d’ouvrages historiques, d’articles de presse, d’interviews etc… servira de terreau aux acteurs qui, véritables co-auteurs de l’œuvre théâtrale, nourriront par leurs improvisations cette plongée au cœur de l’humain. (un seul paragraphe)

Très largement influencé par le travail d’Ariane Mnouchkine et d’Anton Kouznetsov, le travail proposé à l’équipe artistique est un travail d’écriture dramatique collective basé sur l’acteur-créateur. L’écriture dramatique, comme l’entend Stéphane Bensimon, metteur en scène, ne se limite pas à la simple rédaction d’un texte : elle convoque simultanément toutes les forces vives du théâtre ; les mots, les corps, les gestes, l’imagination, le rythme, la musique… Au cours de cette résidence, Candombe, Murga, cirque et improvisations sont au programme !!!

Tissla, elle murmure dans le pli de la nuit
Théâtre Aloual
Du 20 au 24 avril

Une culture qui choisirait « la reproduction du même » comme modèle et revendication de son identité, contre l’ouverture à l’autre, prend le risque des plus dangereuses asphyxies.
Un temps privilégié :
Des temps forts de création, des ateliers nomades, des échauffements de spectateurs, des projets pilotes, avec un axe de découverte de l’Art Brut. Car Jean Dubuffet (enlever l’italique) traque et saisit l’imprévu dans ses travaux : chez lui tout est mouvement, rythme, matière brute. Ses personnages, bouffons surpris dans des postures ridicules, inachevées, frappées en plein envol expriment l’éphémère et l’inaccompli. Lui, cet artiste inimitable et scandaleux pour son époque, fils d’un négociant d’alcool, se consacre à la peinture à quarante ans. Il n’est jamais trop tard, c’est encourageant !

Dans notre recherche « la Danse et le théâtre » vont se côtoyer pour raconter ce qui se cache dans les œuvres de Dubuffet, ce qu’elles nous inspirent, révélant ainsi pourquoi nous les avons choisies. Vous dire aussi que pour la première fois nous invitons deux jeunes danseuses chorégraphes, qui vont débouler dans le théâtre Aloual pour donner leur vision du monde.